Toutes les plantes utilisées sont cueillies par nos soins, une partie provient de nos cultures et l'autre partie est issue de la cueillette sauvage

La plupart des sites de cueillette se trouvent aux alentours de notre petit hameau cévenol bien préservé. Valos, situé entre la montagne et les châtaigniers, est le hameau le plus élevé sur ce flan du Tanargue.

23 1L'eau y est pure et abondante, le soleil souvent présent, les plantes et les humains s'y plaisent beaucoup.

Le climat y  est idéal pour beaucoup de plantes médicinales : frêne, laurier, millepertuis, serpolet, origan, fumeterre, ortie, achillée, aubépine...
Nous y cueillons une trentaine d'espèces différentes.

Pour quelques plantes nous montons sur le Tanargue : arnica, gentiane, framboisier sauvagePlantain lancéolé en fleur

Nous cueillons loin de tout sorte de pollution (routes, jardins non bio, élevages...).

Nous respectons la plante, son cycle de reproduction, nous sommes attentifs au nombre de sujets que nous prélevons. Après notre cueillette, le pré reste fleuri.

La plante cueillie est transportée dans un drap en coton le plus rapidement possible soit au séchoir, soit dans l'alambic pour une distillation, ou mise dans l'huile pour une macération.

Travail du sol à la traction animalSur les pentes des Cévennes Ardéchoises façonnées par les anciens, nous cultivons les faïsses (terrasses), qui ne sont que rarement accessibles en tracteur.

Nous travaillons superficiellement les sols, afin de préserver les microorganismes anaérobiques présents dans les couches plus profondes. Ce travail des sols s'effectue avec l'aide de nos deux braves ânesses plutôt bien dressées : Luna et Manon.

Culture de sauge sclarée

La récolte s'effectue, selon la plante, avec une faucille, des ciseaux, un couteau, ou tout simplement à la main; en aucun cas, nous n'utilisons de machines thermiques.


Nous avons choisi de cultiver des plantes adaptées à notre climat : pas les frileuses, pas les trafiquées, pas les hybrides non naturelles, pas les fleurs doubles, bref que les plus proches de la nature.

Les plantes choisissent l'habitat qui leur convient le mieux, aussi je pense que les plantes sauvages sont mieux adaptées à l'utilisation médicinale. Bien sûr nous cultivons quelques incontournables, comme les sauges sclarée et officinale, la rose de Provins, la menthe poivrée, la guimauve, l'agastache, la camomille matricaire et quelques autres bien acclimatées...